Soudain, une sensation de vide la saisit. Sa main, qui cherchait le réconfort du doudou lapin, ne rencontra que le tissu vide de sa poche. Ses yeux ambre-or s'écarquillèrent, et un frisson parcourut son échine. Elle fouilla frénétiquement son sac à dos, le vidant de son contenu sur le tapis de feuilles mortes. Son carnet de croquis, ses crayons de couleur, sa gourde, tout y était, sauf lui. Le doudou, son fidèle compagnon de toutes les aventures, avait disparu. Une vague de panique monta en elle, serrant sa gorge. Elle se rappela l'avoir eu en main juste avant de s'engager sur le sentier escarpé. Avait-il glissé ? Était-il tombé lorsqu'elle avait sauté par-dessus la souche d'arbre géante ? Ses lèvres rouges se pincèrent, et une larme menaça de couler. Elle se sentait soudainement très petite et seule dans cette immense forêt. Le silence de la nature, auparavant si apaisant, lui semblait maintenant lourd et menaçant. Elle se leva d'un bond, le cœur battant la chamade, et commença à rebrousser chemin, les yeux rivés au sol, cherchant le moindre indice.